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Vénissiannes, les réponses

Près de 200 de réponses de vénissiannes à notre questionnaire en ligne, c’est une véritable succès et aussi une surprise pour nous. La preuve que lorsque l’on donne la parole aux habitants, ils la prennent !

Nous avions volontairement limité à 7 le nombre de questions et conçu l’enquête pour savoir si le fait d’être vénissianne – c’est à dire femme et habitant vénissieux –  avait un impact sur différents aspects de la vie quotidienne.

L’objectif était d’avoir des résultats incontestables et simples à analyser.

Et de manière simple, on peut dire que les vénissiannes considèrent qu’il n’y a pas de différence majeure à être une femme et à habiter à vénissieux dans les domaines de la culture, du militantisme politique ou de l’accès à l’emploi. Continuer la lecture de Vénissiannes, les réponses

Nous sommes tous vénissiannes !

A l’occasion de la journée internationale du droit des femmes, notre groupe Ensemble pour Vénissieux a décidé de lancer une grande enquête en direction des citoyennes de la commune.

Plutôt que d’offrir des fleurs aux femme ou d’organiser de coûteuses expositions, il nous a semblé plus utile de tenter de recueillir l’avis des habitantes sur leur vie quotidienne à Vénissieux.

Est il facile d’être une grand-mère, une femme active  – avec ou sans enfant – ou une jeune fille quand on habite dans la troisième ville de l’agglomération ?

Est on plus importunée le soir ici qu’ailleurs dans l’agglomération ? Les opportunités sont elles les mêmes pour les vénissianes que pour l’ensemble des “grandes lyonnaises” ? Y a t il une spécificité à être une femme, en 2018 à Vénissieux ?

Autant de questions que nous souhaitons poser à un échantillon représentatif d’environ un millier de citoyennes vénissiannes grâce à ce court questionnaire.

Un questionnaire élaboré avec l’aide gracieuse d’un spécialiste en sondages et dont les réponses seront bien évidemment publiés  sur ce blog.

Merci donc de bien vouloir consacrer quelque minutes à cette enquête qui peut rester anonyme

c’est ici —–>>>  le questionnaire !

Le droit et… Expression(s)

En 2016 notre groupe politique avait demandé à madame le maire de respecter l’article L2121-27-1 du code des collectivités qui prévoit que les groupes d’opposition peuvent s’exprimer dans les  bulletins d’information générale édités par les communes. Nous considérions que, compte tenu de leur pilotage et de leur diffusion, le site internet et le journal expressions étaient des “bulletins d’information générale” et que tous les groupes d’opposition pouvaient donc s’y exprimer.

Madame le maire avait bien entendu refusé et nous avions porté l’affaire devant la justice administrative.

Le rapporteur public du tribunal administratif a présenté ses conclusions ce mardi 27 février. Selon lui, si notre requête est recevable en droit, le tribunal ne pourra lui donner suite.

Concernant le site internet, celui-ci présenterait, selon le rapporteur public, des “éléments objectifs” sans valorisation des  réalisations ou de la gestion de la municipalité. L’opposition ne devrait donc pas pouvoir s’y exprimer. Dont acte…

Concernant le journal Expressions, le problème est plus complexe. La question réside dans la nature du lien qui unit le journal et la commune.

Le rapporteur public le souligne,  ce journal a “un statut juridique assez remarquable puisqu’il s’agit d’une régie autonome personnalisée instituée par la commune de Vénissieux”.

Or, et c’est toujours le rapporteur public qui parle,  “une régie autonome personnalisée n’est que la continuité, sous une forme juridique particulière, des missions de service public de la commune”.

Par ailleurs, il a été rappelé que ce journal est financé à  86 % par des recettes de la mairie (650 000 euros par an), que conseil d’administration est composé majoritairement d’élus de la majorité et de salariés, et que le 1er adjoint est le directeur de la publication…

Tous ces éléments auraient pu conduire à penser que ce journal n’était, comme l’avait titré Lyon Capitale, que « le faux nez de Michèle Picard ».

Mais c’était sans compter les attestations produites par la mairie.

Deux attestations signées de l’ancien et actuel rédacteur en chef qui certifient que jamais, au grand jamais, ils n’ont reçu de consignes de la mairie pour réaliser le journal !

Ils sont indépendants, ils le jurent…

Et si le rapporteur publique constate bien qu “au regard de ces éléments il existe, certes de manière regrettable, un lien entre la commune et le journal peu propice à garantir son impartialité – mais c’est le cas pour beaucoup d’organe de presse en France –  on ne peut pas exciper que ce soit la commune qui diffuse ce journal

Et tant pis si l’actualité est présentée de manière orientée et en faveur de la mairie. Le rapporteur public rappelle qu’il n’existe aucun texte, pas même les différentes chartes de déontologie de journalistes, qui imposent une quelconque obligation d’impartialité à ceux ci.

En conclusion, le montage juridique semble donc parfait et inattaquable !

On ne pourrait pas prouver que c’est la mairie qui pilote, et donc on ne pourrait pas lui imposer d’ouvrir dans son site ou dans Expressions un espace d’expression pour les conseillers municipaux d’opposition.

Nous allons attendre la décision définitive du tribunal administratif pour décider de faire appel ou non de celle-ci.

 

“Pas de décision sans concertation” (hier au conseil)

C’est par une manifestation de plus de 150 parents d’élèves en colères que les conseiller municipaux ont été accueillis avant d’accéder à la salle du conseil.

Une manifestation organisée en raison de la décision de la mairie de reporter à 2019 l’éventuel retour à la semaine des 4 jours.

Mais ni les résultats de notre questionnaire, ni cette manifestation, ni l’intervention de Lotfi Ben Khelifa à l’occasion d’un rapport sur l’achat de mobilier scolaire n’ont paru ébranler la certitude de madame le maire, campée dans sa logique qu’il fallait demander à des experts ce qui était bon pour les enfants. Les parents attendront. Continuer la lecture de “Pas de décision sans concertation” (hier au conseil)