La maire et le marronnier

C’est ce qu’on appelle dans la presse un marronnier. Un truc sans véritable intérêt et qui revient chaque année mais que les journalistes se doivent de couvrir…

A vénissieux, le marronnier, c’est la conférence de presse de Michèle Picard, la maire de la commune.

La prochaine aura lieu ce 6 septembre au club de la presse.

On peut déjà vous raconter comment ça va se passer !

La maire, entourée de ses fidèles adjoints, va lire un long discours dans lequel il sera question du vivre ensemble, des effort des jardiniers municipaux pour garder le titre de ville fleurie et de la baisse inadmissible des dotations de l’état dirigé par des méchants capitalistes…

Elle remerciera les journalistes et tout le monde prendra un petit verre et  des cacahuettes.

Pourtant, il y aurait des questions importantes auxquelles les vénissians pourraient souhaiter avoir des réponses. Continuer la lecture de La maire et le marronnier

Mais qui informe les conseillers citoyens ?

Le tribunal administratif a donc annulé le conseil citoyen de Vénissieux.

Mais il faut être un bon lecteur du Progrès ou d’Expressions pour le savoir. Ces titres de presse se sont en effet montrés particulièrement discret sur ce jugement…

Plus surprenant en revanche, il semble que même les membres du conseil citoyens n’étaient pas informés !

Notre groupe politique a donc tenu à les  en informer personnellement par courrier (ici) 

Et comme nous sommes gentils, nous avons même joint la copie du jugement  !

Connaissant l’efficacité de la communication de la mairie, il nous semblait en effet nécessaire d’avertir ces citoyens engagés avant qu’ils ne continuent à travailler en pure perte…

on n’a rien… si on ne demande rien !

“Terrible baisse des dotations de l’Etat”, “les communes sont étranglées”, “c’est le service public local qu’on assassine”…

Chacun aura bien entendu reconnu le discours que nous rabâche Madame le maire à chaque conseil municipal…

Non seulement ce discours est archi faux, mais il pourrait bien cacher une certaine  incompétence  de cette municipalité à mobiliser des fonds pour financer les projets utiles aux Vénissians.

Démonstration en 2 temps

1/ Le tableau ci-dessus présente l’évolution des principales dotations entre 2014 et 2018. Si des baisses sont en effet constatées, l’important est de noter que la somme des deux principales dotations sont stables sur 4 ans.Il est donc faux de dire qu’elle baissent

Ce document officiel précise, concernant la dotation politique de la ville, que « son volume varie en fonction des projets présentés« . En d’autres termes, cette dotation n’est versée que si la mairie le demande pour financer des projets.

2/ C’est  aussi le cas du FSIL, le fonds de soutien à l’investissement public local créé par l”Etat en  2016 et doté cette année de plus d’un milliard d’euros. Il n’est versé que si on le demande, normal non ?

Un fond destiné aux communes et qui permet de financer des travaux directement liés à la vie quotidienne (amélioration du cadre de vie, attractivité des territoires, transition énergétique …).

Utile par exemple quand on veut réaliser une rénovation thermique, la mise aux normes et la sécurisation des équipements publics, la rénovation de bâtiments scolaires ou favoriser le numérique…

Compte tenu de la complainte permanente de cette municipalité,  il est certain qu’un ou plusieurs dossiers de demande de subvention au titre du FSIL a du être déposé par Vénissieux.

Il est tout aussi certain qu’une aussi grande collectivité que Vénissieux devra bénéficier d’un tel fond.

Pourtant, à la lecture des documents budgétaires transmis par les services, on ne voit nul trace d’une telle subvention !

La mairie aurait-elle oublié de solliciter l’état pour bénéficier d’une aide  quasi certaine ?

On a du mal à le croire…

La CADA nous donne raison !

Nous sommes des élus d’opposition

nous faisons donc notre travail d’élu d’opposition !

Comme par exemple vérifier l’exactitude des factures qui sont payées par la mairie à la suite du vote du budget. (nous sommes les seuls à le faire, d’ailleurs…)

Un travail long et fastidieux mais qui nous a quand même permis de découvrir que madame la maire, pourtant confortablement indemnisée, se faisait rembourser ses Big Mac…

De quoi sans doute l’énerver.

Elle a donc décidé de nous refuser l’accès aux documents financiers, alors que cela est notre droit le plus parfait.

Nous avons donc saisi la CADA, la commission d’accès aux documents administratifs. Continuer la lecture de La CADA nous donne raison !